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Écologie

Sécheresse en Bretagne : l'eau potable sous tension fin octobre 2026

Le 22 octobre 2026, l'association Eau & Rivières de Bretagne a fait part de son inquiétude sur l'approvisionnement en eau potable : les pluies d'octobre remplissent peu les barrages et les rivières restent très basses. Les quatre départements bretons demeurent en situation de crise, et le plan Orsec est évoqué.

Des pluies d'octobre insuffisantes

Selon l'association, les températures ont fraîchi et des passages pluvieux ont eu lieu les 6, 11 et 20 octobre. Ils restent toutefois très en dessous de ce qui est attendu pour un mois d'octobre. Les précipitations ont été irrégulières : plus marquées dans le nord du Finistère, autour de 30 mm ailleurs, et très faibles dans les Côtes-d'Armor, le sud du Finistère et le Morbihan.

Environ 98 % de l'eau tombée reste dans les sols, où le front d'humidité se situe entre 12 et 20 cm de profondeur. Plusieurs piézomètres affichent des niveaux historiquement bas, et les débits des rivières baissent vite après chaque pluie.

Des producteurs d'eau potable en forte tension

Tous les producteurs d'eau potable sont décrits comme en forte tension. Les premières défaillances sont envisagées sous dix jours, même si la pluie pourrait épargner certaines collectivités.

  • Drennec : le niveau de la retenue est historiquement bas.
  • Saint-Michel : seulement 10 % du volume reste utilisable, malgré un mélange des eaux de fond et de surface, avec un suivi de la qualité à l'aval.
  • Côtes-d'Armor : un risque de défaillance des retenues est évoqué entre 30 et 60 jours.
  • Morbihan : l'Ellé amont est à la limite de la rupture, et la tension est extrême ailleurs.

Des solutions non conventionnelles

Face à la situation, plusieurs mesures exceptionnelles ont été mises en œuvre : production d'eau potable par un osmoseur à Concarneau, dérogation pour utiliser l'eau de l'Horn (Finistère) malgré des teneurs non conformes en nitrates et pesticides, et vidange d'étangs en amont de retenues destinées à l'eau potable.

Les questions posées par l'association

Eau & Rivières interroge la capacité d'accueil des territoires bretons, en population comme en activités, et la nécessité de nouvelles ressources ou de comportements plus sobres. Elle s'interroge aussi sur les centaines de captages abandonnés, souvent en raison de la pollution, et sur la façon dont les messages de sensibilisation sont perçus lorsque la pluie semble résoudre le problème.

L'auteur rappelle des précédents de deux années sèches successives, en 1975-1976 et 2008-2009, et la variabilité naturelle du climat. Il cite aussi 1921 : Fouesnant n'avait reçu que 177 mm de pluie de janvier à octobre. Il espère un hiver pluvieux, faute de quoi un nouvel été commencerait avec des réserves mal remplies.

Questions fréquentes

Quels départements sont en situation de crise ?

Les quatre départements bretons restent au niveau de situation de crise, selon Eau & Rivières de Bretagne.

Quand des défaillances pourraient-elles survenir ?

Les premières défaillances sont envisagées sous dix jours à partir du 22 octobre. Dans les Côtes-d'Armor, le risque concerne les retenues entre 30 et 60 jours.

La pluie peut-elle améliorer la situation ?

Une amélioration est possible avec le retour d'un régime perturbé d'ouest, mais les pluies récentes ont peu rechargé les sols, les nappes et les barrages.

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