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Initiatives

Saint-Malo : Biom Innov lève 2 M€ pour son biocontrôle agricole

Biom Innov, start-up installée à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), prépare un tour de table de 2 millions d'euros. Elle développe des produits de biocontrôle à partir d'extraits végétaux pour protéger les cultures, et ouvre une partie de cette levée aux particuliers via la plateforme bretonne GwenneG, avec un ticket minimum de 1 000 €.

Une start-up malouine née dans l'agritech

Biom Innov a été créée en janvier 2025 au sein d'AgriLife Studio, un start-up studio dédié à l'agritech. Elle est devenue société à mission en septembre 2025 et compte aujourd'hui six personnes. Son travail porte sur des alternatives aux produits de synthèse et au cuivre, dont l'usage est de plus en plus encadré.

Deux produits en développement

  • BIV342 : pulvérisé sur la vigne contre le mildiou et l'oïdium, il vise à remplacer les fongicides de synthèse et à réduire la dépendance au cuivre.
  • BIV446 : un traitement de semence contre le mildiou du tournesol.

Selon la start-up, l'extrait fragilise le champignon, stimule les défenses de la plante et préserve son microbiote. Sur 37 essais au champ menés chez des agriculteurs en Europe, l'efficacité contre l'oïdium et le mildiou de la vigne atteint 70 à 80 %, un niveau comparable aux solutions conventionnelles, pour un coût de 25 à 40 € par hectare. Le produit s'utilise comme un produit conventionnel.

Biom Innov étudie aussi quatre extraits contre la septoriose du blé, première maladie du blé tendre en France, et finalise un partenariat de recherche sur ce sujet.

Un contexte réglementaire resserré

L'Union européenne limite le cuivre à 28 kg par hectare sur sept ans. Lors du réexamen de 2025, l'ANSES n'a renouvelé que 2 produits à base de cuivre sur 34 pour la vigne. Au total, 93 substances actives ont été retirées en sept ans.

La levée de fonds

Le tour vise 2 M€, dont 1,5 M€ via GwenneG. L'opération se fait en capital : les souscripteurs deviennent actionnaires par un véhicule dédié qui les regroupe et les représente au conseil. Les fonds serviront à :

  • finaliser le dossier européen de substance active, à déposer en 2027 auprès de la Grèce, État membre rapporteur ;
  • poursuivre les essais en Europe du Sud ;
  • renforcer l'équipe ;
  • continuer la recherche de nouveaux actifs avec la plateforme BioControl Explorer, développée avec UniLaSalle et l'École de Chimie de Rennes (quatre phytoactifs déjà identifiés).

Étapes déjà franchies

La société détient un brevet étendu à 39 pays, exploité sous licence exclusive mondiale, et a obtenu 2,1 M€ de financements publics. En 2026, elle a signé des accords de transfert de matériel avec des industriels, dont trois testent BIV342. Une chaire de recherche « Biocontrol Explorer for plant health » a été inaugurée en juin 2026 avec UniLaSalle.

L'équipe est dirigée par Aude Bernardon-Méry, fondatrice et directrice générale, inventrice du brevet, avec Guillaume Lefranc à la direction commerciale. Antoine Coutant, cofondateur d'AgriLife Studio, est également cité.

Risque : investir dans une société non cotée peut entraîner une perte partielle ou totale du capital et un manque de liquidité. GwenneG ne garantit pas les investissements.

Questions fréquentes

Quel est le montant minimum pour investir dans Biom Innov ?

Le ticket minimum est de 1 000 €, en capital, via un véhicule dédié GwenneG.

Quelles cultures sont concernées ?

BIV342 cible le mildiou et l'oïdium de la vigne, BIV446 le mildiou du tournesol. Des recherches sont en cours sur la septoriose du blé.

Où trouver plus d'informations ?

Une note d'investissement complète est disponible sur la page du projet GwenneG, où figure aussi le contact de la responsable des relations investisseurs.

Communes concernées

Source : Biom Innov : investir dans le biocontrôle agricole grâce à GwenneG — Gwenneg, publié le 27/10/2026.

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